Par Bhavna Patel
Writer Joseph Shragge put his first show together with his current working partner, actor/director Alison Darcy, back in 2003. The play was one that he had written himself, titled The Scavenger’s Daughter. “We were up all night with the designer, sewing costumes, building a sad building, we had all sorts of professionals and non-professionals creating this crazy world,” he recalled. The show, which was hosted at an architecture collective garage, ended up doing very well. Shragge found the entire experience dynamic and interesting, so much so that the duo teamed up with stage manager Melanie St-Jacques to start their own Montreal theater company, called Scapegoat Carnivale.
Photo d'Helena Vallès
Twenty two years later, their latest play, Ricki, written by Shragge and co-directed by him alongside Darcy, was showcased at the Centaur Theatre from January 30 to February 3, as part of the theatre’s Wildside Festival*. The Wildside Festival aims to support local artists, independent theatre work and create a platform for experimentation.
Shragge a écrit la pièce il y a cinq ans, au moment même où il attendait son premier enfant. « J'ai décidé d'écrire quelque chose aussi vite que possible, car je me doutais que je n'aurais pas le temps d'écrire à nouveau avant longtemps. » Il s'est donné pour consigne d'écrire le début, le milieu et la fin d'une histoire, qu'il souhaitait voir se dérouler de manière linéaire. « J'ai donc écrit cette étrange pièce à trois personnages. Tout le reste a beaucoup évolué au fur et à mesure que j'écrivais. Et puis, je l'ai laissée de côté pendant longtemps », se souvient Shragge.
De gauche à droite : Julie Tamiko Manning et Lior Maharjan.
Image reproduite avec l'aimable autorisation du compte Instagram du Scapegoat Carnivale.
Ricky reveals the unfolding of a delicate relationship between a newly single mother, played by Julie Tamiko Manning, and her 10-year old son, played by Lior Maharjan. After losing everything, the mother and son move to Montreal to rebuild their lives. Their relationship becomes shaky as they try to adjust to their new living quarters set in a seedy neighbourhood on Parc Avenue. There, they are confronted by a peculiar man, played by Jon Lauchlan Stewart, along with monsters real and imaginary, also known as the “Thing.” From there, the story takes a surreal, witty, fantastical, and at times, spooky, turn.
Shragge avait à l'esprit Michael Chemers, un spécialiste américain des monstres, lors du développement et de la conceptualisation de la « Chose » dans la pièce. Selon Chemers, les monstres sont un phénomène purement culturel qui manifeste la façon dont une culture se perçoit et interprète les autres.
Photo d'Helena Vallès
Lors de l'écriture de la pièce, Shragge ne s'est pas vraiment soucié de l'apparence du monstre ou de la créature. « J'ai simplement écrit dans les didascalies qu'une chose apparaîtrait », se souvient-il. Shragge et son équipe ont travaillé sans relâche pour déterminer comment cette chose se manifesterait sur scène devant un public.
L to R: Jon Lauchlan Stewart and Lior Maharjan.
Photo by Helena Vallès
Finalement, Sophie El-Assaad, la costumière, a imaginé une créature incroyable pour Stewart : un hybride imposant de phoque, d'ours et d'éléphant. Malgré ce costume lourd, Stewart parvenait à se faufiler sur scène et à étouffer ses répliques. Le travail acharné de toute l'équipe a porté ses fruits : le spectacle a été un triomphe.
De nombreux collaborateurs ont contribué à la finalisation du projet. Le mouvement, par exemple, a été intégré très tôt dans le processus avec le chorégraphe Andrew Turner. Deena Azeez s'est chargée de la dramaturgie, participant à la révision des ébauches et des lectures.
« Nous avons répété plus longtemps que d'habitude, ce qui, je pense, a vraiment permis de réduire le stress et de nous donner à tous le temps de trouver le ton et le style de la pièce », a déclaré Shragge. « Nous avons eu la chance qu'ils travaillent si bien ensemble et qu'ils se complètent parfaitement. Nous avons été incroyablement chanceux d'avoir cette distribution. » Nombreux étaient ceux, dans le public, qui partageaient cet avis.
En repensant à il y a cinq ans, Shragge réalise que les angoisses normales qu'il a éprouvées en devenant parent s'étaient insidieusement glissées dans son écriture de Ricki.
Interestingly, in an interview, Chemers observed that we are attracted to the monster because it has an anxiety relieving function. “[Monsters] can be read, or read against, to uncover important messages about the anxieties and hopes of the individuals and societies that create and maintain them,” he said. Chemers further added that monsters could be of therapeutic value.
Perhaps it did just that for Shragge, who is now the proud father of two children. And while he admits he has less time to spend on writing, he continues to work on his creative pursuits. He and Darcy are currently working on a version of Aristophanes’ The Birds for young audiences.
Shragge a également consacré du temps à des recherches sur les supports obsolètes, notamment les cassettes vidéo et les vidéoclubs. « J'ai grandi près de la station de métro Snowdon, à l'époque où Queen Mary comptait de nombreux vidéoclubs qui, évidemment, ont tous fermé leurs portes », a-t-il expliqué. « Je me suis demandé : “Et s'il en existait un qui avait réussi à survivre ?” » De quoi inspirer peut-être une nouvelle intrigue à l'auteur.
Photo d'Helena Vallès
*Depuis la rédaction de cet article, le festival Wildside du Centaur Theatre a été rebaptisé WINTERWORKS.