L'histoire de QDF
Les années 1970 : Le Festival
Le Festival de théâtre de Québec a été fondé en 1972 suite à la disparition du Festival de théâtre du Dominion. Durant ses trois premières années, le Festival était un concours de pièces de théâtre en un acte. Au printemps 1975, il a instauré deux festivals annuels : un festival communautaire à l’automne et un festival printanier de pièces canadiennes en un acte. En 1978, le Festival a décidé de modifier son fonctionnement et d’organiser un festival avec des metteurs en scène professionnels invités.
Les années 1980 : La Fédération
En 1981, la QDF organisa un autre festival de pièces en un acte au Théâtre Centaur, qui fut d'ailleurs le dernier du genre. À l'automne 1985, le quotidien québécois « La Presse » publia un article annonçant la quasi-mort du théâtre anglophone au Québec. En réaction, une assemblée publique fut convoquée pour les artistes de théâtre professionnels de Montréal. Ce premier colloque mena à la création d'un comité permanent, qui rédigea et diffusa un rapport sur la situation à tous les paliers gouvernementaux, permettant ainsi à la QDF d'obtenir les fonds nécessaires à l'embauche de son premier directeur général à temps plein en 1987. En juin 1989, l'organisme restructuré prit le nom de Fédération de théâtre du Québec.
Les années 1990 :
L’assemblée générale annuelle de 1991 de la Coalition QDF a mené à la nomination d’un conseil d’administration composé en grande partie de professionnels du théâtre actifs. La QDF a immédiatement entrepris des activités de lobbying qui ont abouti, en 1992, à la publication d’un document de politique stipulant que le gouvernement du Québec reconnaissait la contribution des Québécois anglophones à la culture québécoise et qu’il renforcerait, par conséquent, son soutien à la mise en valeur de leur patrimoine ainsi qu’à celui des artistes et organismes culturels anglophones, en complément de ses programmes réguliers. En 1994, la QDF a relancé la coalition des organismes artistiques de langue anglaise et a contribué à la création du Réseau des groupes communautaires du Québec (RGCQ). En 1995, la QDF est devenue le premier groupe artistique parmi 13 groupes anglophones à signer une entente de quatre ans avec le ministère du Patrimoine canadien, consolidant ainsi sa position.
De 2000 à nos jours : une nouvelle orientation
Le début du millénaire a marqué un tournant dans la longue histoire du QDF, avec un regain d'énergie et d'engagement. De nouvelles initiatives ont été lancées, comme des ateliers de perfectionnement professionnel, une nouvelle présentation du calendrier théâtral, des études de faisabilité sur de nouveaux espaces de production pour les artistes de théâtre anglophones et sur les besoins réels des communautés anglophones des régions du Québec, pour n'en nommer que quelques-unes.
Récemment, de nouvelles initiatives ont été prises dans le développement d'auditions pour les étudiants diplômés et les généraux de la communauté principale, un comité de communication composé de membres de la communauté, le soutien aux Prix de théâtre anglais de Montréal (META), la recherched'espaces pour les organismes de service de différentes disciplines et l'initiation de discussions sur différents sujets et enjeux qui touchent la communauté théâtrale anglophone du Québec.
QDF sert de point de convergence pour la communauté, une voix collective représentant les compagnies (professionnelles et communautaires), les artistes de théâtre de toutes disciplines, les établissements de formation, les enseignants et les étudiants. De plus, de nouvelles opportunités se dessinent grâce à la collaboration avec la communauté théâtrale francophone et l'ensemble du milieu artistique québécois. Les prochaines années s'annoncent riches et stimulantes pour QDF et le théâtre anglophone, avec le lancement de nouvelles idées et de nouveaux projets, tous au profit de cette communauté unique, une minorité au sein d'une minorité au sein d'une majorité.